Mercredi 20 décembre 2006

Alors que nous sommes en pleine campagnes Présidentielle et Législative, d'autres sont déjà en campagne municipale.

Les Auxerrois disposent de deux candidats déclarés pour cette échéance de 2008 : KROB et MARMAGNE.

Comme le premier fait référence à mon engagement dans mon quartier je m'autorise à quelques égratignures.

Si maintenant Thomas Krob porte un regard très critique sur les Conseils de Quartier, il a pourtant utilisé ce levier pour se faire un "petit peu" connaître et son action n'a pas été à la hauteur de ses ambitions, se satisfaisant  uniquement des propositions et du travail des membres du Conseil de Quartier . Il s'est bien gardé d'afficher ses couleurs politiques lors de nos réunions, mais n'a pas hésité à se lancer dans un combat politique en Assemblée Générale de Quartier sur la sécurité sans que ce sujet ait été discuté avec les membres du Conseil. Il n'en était pas à sa première initiative solitaire, certains riverains se souviennent d'avoir trouvé sur leur pare -brise des papillons signés "le conseil de quartier" . Par ces papiers non validés en Conseil de Quartier Thomas Krob jouait au policier.

Alors si je suis Président du Conseil de Quartier des Boussicats, et même si ma liberté m'autorise par ailleurs à être militant politique au Parti Socialiste, je n'utilise pas cette "fonction" (bien modeste) pour une recherche de pouvoir ni pour véhiculer des messages politiques ni pour soutenir la municipalité.

La démocratie de proximité, c'est une écoute des citoyens et une recherche de solutions pour améliorer le quotidien. Je m'applique, et les conseillers de quartier des Boussicats peuvent certainement en témoigner, à ne pas mélanger les engagements. 

Maintenant sur le fond

APPROXIMATION ET CONTRE-VERITES : RIEN N'ARRETE Thomas KROB 

 Thomas Krob, dans un luxueux deux-pages, nous livre sa « vision » d'Auxerre.

Je me permets de lui fournir une paire de lunettes correctrice afin que sa vue soit plus conforme à la réalité.

 Sur les deux premiers thèmes qu'il aborde (l'emploi et la sécurité), une remarque :

ce sont des politiques nationales et, plus particulièrement sur la sécurité, dont la mise en oeuvre incombe à l'Etat.

 

Pour ces deux thématiques, les chiffres concernant Auxerre sont bons, et meilleurs que ceux du département.

 

 CHOMAGE

 

 

 

Les derniers chiffres connus datent de mai 2006. On voit que la zone d'Auxerre est meilleure que la moyenne départementale et que seul Avallon fait mieux. Il est égal à celui de la région (8,3%). Il y a plus de chômeurs sur la zone de Sens que celle d'Auxerre.

 

 Petite précision : les « chiffres du chômage à Auxerre » mentionnés par Thomas Krob n'existent pas car les chiffres sont compilés par zone d'emplois.

  

 

 

SECURITE

 En 1er lieu, il y a un amalgame, un fourre-tout qui montre bien la méconnaissance de la situation : mettre sous le même chapeau la sécurité publique, le ramassage des ordures ménagères (compétence de la CA), la voirie (dont les crédits ont été doublés pour rattraper le retard accumulé par l'équipe précédente) est, au mieux, signe d?incompétence.

 

 

 

 

L'action publique, notamment celle de la Ville, a permis de recueillir les fruits en termes de chiffres : moins 6% de faits constatés depuis le début de l'année. Les vols ? -16% Les cambriolages ? -30%.

Les violences urbaines de l'automne 2005 ont touché Sens mais pas Auxerre : est-ce un hasard ?

L'action des correspondants de nuit est unanimement reconnue, elle permet de travailler en amont sur des mécanismes de prévention, de veille sociale et assure la présence publique dans les quartiers d'Auxerre, là où Thomas Krob ne va apparemment jamais.

Le guide de la sécurité, qui a été diffusé aux 62 000 habitants de l'agglomération auxerroise (Thomas Krob ne peut nier de l'avoir reçu !) et produit par la Ville, est une autre action de prévention, tout comme la campagne d'affichage et de sensibilisation au bruit ou le contrôle préventif des deux roues aux abords des établissements scolaires.

Bref, approximations, affirmations gratuites sans aucun fondement, méconnaissance de la réalité de l'action publique et des actions conduites, voilà Thomas Krob !

 

LA GESTION FINANCIERE DE LA VILLE

Alors là, l' ami Krob fait très fort : il est plus compétent que la Chambre régionale des Comptes, qui a donné dans son récent rapport un satisfecit général à la gestion par l'équipe actuelle, satisfecit qui est aussi accordé à l'équipe précédente qu'apparemment Thomas Krob ne porte pas non plus dans son coeur.

A noter dans le budget 2007  :

q       la stabilité des taux pour la sixième année consécutive

q       des charges de fonctionnement maîtrisées,

q       la poursuite du renouvellement urbain sur les Brichères et début des opérations sur Ste Geneviève et Rive droite ;

q       le développement économique :

q       l'aménagement de la zone des Clairions

q       l'aménagement de la Porte de Paris

q       l'incubateur d?entreprises

q       le développement durable avec la mise en oeuvre de l'Agenda 21 et la transformation de la maison de l'eau en centre de ressources des énergies renouvelables

Concernant le remboursement de la dette, il y a à la fois un problème de méthode et une mauvaise foi caractérisée.

Chacun sait que l'on ne peut comparer que ce qui est comparable. On ne peut mettre sur le même plan une moyenne nationale, dans laquelle sont comprise toutes les communes de la plus petite à Paris et les chiffres auxerrois. La norme est de comparer Auxerre avec des villes moyennes et nous avons pour cela un indicateur : celui de la fédération des maires des villes moyennes (FMVM). Selon cette comparaison, en 2005, la capacité de désendettement d'Auxerre est de 5,6 années, contre 7,3 pour l'indice FMVM. Donc l'endettement de la ville est inférieure à la moyenne des villes de la même strate de population.

Alors, qui croire ? Thomas Krob ou la fédération des Villes moyennes ?

Pouvons-nous, ensuite, citer le rapport des magistrats de la Cour régionale des comptes ?

« les ratios liés à l'endettement ont connu une amélioration sensible en raison, notamment, de la politique de désendettement de la commune. Ainsi, le ratio de surendettement (encours de la dette / produits de fonctionnement) est passé de 0,85 en 1999 à 0,61 en 2003? Quant au ratio de capacité nette de désendettement (stock de la dette / épargne brute), qui indique en nombre d'années la capacité d'extinction de la dette,  il a été divisé par 4,24 au cours de la période sous revue, puisqu'il a chuté de 14,4 à 3,4. »

 Enfin, la conclusion de la chambre régionale des comptes :

 

« La situation financière de la commune s'est nettement améliorée au cours de la période examinée »

 Alors, qui croire ? M. Krob ou les magistrats de la Cour régionale des comptes ?

 

   

L'IUT :

 Le site d'Auxerre est le 2ème en Bourgogne après Dijon pour l'enseignement supérieur, information que nous sommes heureux de communiquer à M. Krob.

 

  

LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

 Le développement économique, qui est principalement une compétence de la Communauté de l'Auxerrois (à cet égard, qu'attend notre pourfendeur pour l'interpeller sur ce dossier ?) constitue une des priorités de l'équipe municipale : l'aménagement de la porte de Paris, celle de la zone des Clairions, l'attention marquée aux entreprises auxerroises, le soutien apporté lorsqu'elles sont en difficulté, tout cela montre l'action volontariste de Guy FEREZ pour permettre le maintien et le développement de l'emploi à Auxerre.

 

La création de la Maison de l?emploi permet d'accompagner et de soutenir les personnes en recherche d'emploi.

La mise en place du comité de suivi pour les ex-salariés de NRI apporte une dynamique qui permet de mettre en commun les compétences, de développer les formations et d?accélérer ainsi le retour à l'emploi de ces personnes durement touchées.

La création de l?incubateur va favoriser localement la création d'entreprises en donnant à ceux qui entreprennent les moyens de leurs ambitions.

L'attention particulière qu'Anne Martinez, la 1ère adjointe, apporte au développement commercial (même si certains, dans la droite auxerroise, ne considèrent pas le commerce comme faisant partie de l?économie) est à l mesure de l'enjeu pour la ville : il s'agit, à la fois de préserver ce secteur très fortement pourvoyeur d'emplois, mais aussi de développer le commerce de proximité, en centre-ville notamment. Les deux volontés ne sont pas incompatibles, car le consommateur se détermine par rapport à une offre commerciale globale, il raisonne à l'échelle d'une ville, en espérant trouver ce qu'il cherche, en centre-ville et en zone des Clairions.

L'aménagement de la zone des Clairions, le plan FISAC et les animations pour le centre-ville : ce sont autant d'exemples qui indiquent que la municipalité conduit une politique de développement économique équilibré et dynamique.

Enfin, la mise en place de la 3ème navette, demandée et obtenue par Guy FEREZ est une marque du succès de  ce dispositif.

Guy FEREZ a bataillé pendant deux ans pour permettre que les navettes gratuites voient le jour. La Ville finance 35% du coût du fonctionnement, pour ce qui est une compétence de la communauté de l'Auxerrois, et qui devrait donc normalement prise en charge totalement par la CA. Mais c'était le prix à payer (au propre comme au figuré) pour que les navettes existent un jour à Auxerre.

Ces navettes, qui accueillent, en moyenne et par jour, 630 personnes, favorisent  l'accès au centre-ville. Ce sont autant de voitures qui ne rentrent pas dans cet espace très contraint ; c'est autant de voitures qui ne polluent pas.

  

Ainsi, M. Krob pense faire oeuvre utile pour les Auxerrois. Il participe plutôt à la course interne à l'UMP pour la tête de liste aux prochaines élections municipales à Auxerre.

C'est la vie démocratique, et souhaitons lui bonne chance, il en aura besoin?

 

 

par Guy Paris publié dans : socialisme-auxerre
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